PREMIER CAMPEMENT


Le Premier Campement est un quartier de la circonscription administrative du premier arrondissement de la commune d'Akanda dans le département du Komo-Mondah, dans la province de l'Estuaire (G1). Il est situé à une vingtaine de kilomètres au Nord de Libreville et à une dizaine de kilomètres seulement du Cap Esterias. Le Premier Campement est limité au nord par le quartier Makouengué, au sud par le quartier Marseille 2, à l'est par le quartier Malibé 1 et à l'ouest par le littoral.


  Un peu d'histoire


  Les origines :

Le Premier Campement était à l'époque un grand village du département du Cap, il est devenu un quartier de la commune d'Akanda suite à l'ordonnance 008/PR/2013 qui supprime le département du Cap, la commune du Cap Estérias et institue la commune d'Akanda.

Le Premier Campement, à l'origine, était le site choisi par le Centre de Formation du Personnel Forestier (CFPF) pour faire pousser de jeunes arbres, principalement l'Okoumé, destinés à être replanté ou à recevoir des greffes. Le nom sera conservé lorsque le lieu est transformé en circonscription administrative du premier arrondissement de la commune d'Akanda.

Jean Martin Kawaye, notable du coin et fils du chef du quartier et Joséphine Komba, révèlent que cette zone s'appelait d'abord Baya Baboma. "Venez on vous tue" en langue Nzébi. Une dénomination pour le moins funeste, rendue possible du fait que ceux qui venaient de l'intérieur du pays se disputaient les espaces de terre avec les autochtones. Les comptes se réglaient par voie mystique et c'est le plus solide qui l'emportait...

À cette époque, Le Premier Campement n'est qu'une forêt du district du Komo-Mondah. C'est en 1953 qu'il est créé un CFPF, avec pour vocation initiale la formation de boussoliers-topographes et d'abatteurs nationaux. Pour les travaux pratiques, le Centre érige deux pépinières. La première, à l'entrée de la ruelle qui mène à Watanamo, entre le marché municipal et le supermarché du coin. La seconde à l'entrée du cap Santa Clara.

« Les premiers habitants du secteur sont les Fang, les Sékiani et les Benga », précise Jean Martin Kawaye. Par la suite, sont arrivés les Nzébi et les Kota, avant les Punu, Obamba, Téké, etc.

Mis à par le CFPF, «Il y avait aussi l'Institut de recherches agronomiques et forestières (IRAF) où les demandes de travail étaient formulées par ceux venus de l'intérieur du pays comme mon père. Dans les années 1977. Cet institut travaillait de concert avec l'Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF)», explique Kawaye. Un institut créé à la suite de la nationalisation de la recherche scientifique au Gabon. Il fait partie des 5 instituts regroupés au sein du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CENAREST). C'est une institution publique, placée sous la triple tutelle des ministères de l'Enseignement supérieur, de l'Agriculture et des Eaux et Forêts.

Il faut rappeler que le CFPF est devenu, en 1959, l'Ecole forestière du Cap Estérias. Puis, en 1967, l'Institut national d'études forestières (INEF) avec une vocation sous-régionale et une diversification de sa formation, car intégrant dans ses programmes la gestion des ressources halieutiques. C'est en 1976 que l'INEF devient l'ENEF


  Les autochtones :

Quand les ressortissants des autres provinces arrivent dans cette localité, explique Kawaye, ils constatent que les autochtones, principalement les Benga, ne vivent que de pêche et un peu de chasse. C'est ainsi qu'ils ajoutent à cette activité, les cultures nouvelles, à partir des plantations et de la récolte du vin de palme. « C'est d'ailleurs le vin de palme qui a fait la renommée du Premier Campement », dit-il. S'agissant de la pêche, elle était surtout pratiquée par les femmes. On y trouvait des silures, crevettes… Depuis, les rivières ont tari à cause de l'exploitation abusive du sol par des constructions qui ne respectent pas les normes de l'environnement.

Le premier chef du Premier campement s'appelle Moutanga. Il a été remplacé par Jérôme Koumou. Celui ci a été remplacé par Joséphine Komba, une matriarche qui règle les litiges qui lui sont soumis en bonne mère de famille.

Le quartier, en ce qui concerne les structures administratives ne compte qu'un Collège d'enseignement secondaire (CES), une école primaire à cycle complet, un dispensaire et un marché municipal. Les autres structures étant privées et économiques. C'est le cas des restaurants, bars, salons de coiffure, case de santé, épiceries, supermarchés…

Toutefois les habitants de cette localité se plaignent de l'absence des infrastructures de base, ainsi que celle d'un véritable système de transport et d'un plan d’urbanisation, de l'extension de l'électricité, de l’adduction d'eau potable. Ils souhaitent que soient construites des routes dans le quartier pour le désengorger, mais aussi un centre médical, des espaces de jeux. Mais ce que la population regrette amèrement aujourd'hui, c'est la destruction de la forêt qui les protégeait des vents et les nourrissait. Cela va aussi du sable marin et des carrières. « Il faut que le gouvernement stoppe cela et relance un véritable reboisement dans tout le Cap », souhaite un autre notable du quartier.


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Sources et références   

  INFOS


  Province : Estuaire
  Département : Komo-Mondah
  Commune : Akanda
  Arrondissement : 1er
  Météo au Premier Campement :








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